Au revoir Maxou...

 

Mon Maxou, mon bébé... tu viens de nous quitter dans ta 10ème année d'une crise cardiaque en sortant d'un bain dans le lac d'Ally sur Noye.

Comme tu nous manques mon gros gourmand, comme on va trouver la maison vide sans toi.

Ce déménagement à Amiens t'avait offert une nouvelle vie, avec une famille aimante qui t'a entouré de tout son amour.

Ah cette cuisine sans toi, comme elle va sembler grande. On se rappelle ces jours de courses où tu rôdais autour du frigo, cette armoire magique comme tu semblais l'appeler, tant elle débordait d'odeurs et de promesses de festins.
Tu te souviens combien tu aimais voir Maman travailler, découper, cuire et mettre en place toutes ces bonnes choses appétissantes ? Ton gros nez noir brillant scrutait le moindre centimètre carré au cas où, on ne sait jamais, sur un malentendu...
Et dès qu'on avait un truc à la main on te voyait tout excité bondir vers le jardin, toujours persuadé que c'était pour toi !

Ah, tes croquettes... Quelle rigolade quand ce véto avait dit qu'il ne te trouvait pas trop gros. Du coup tu réclamais toujours une dose supplémentaire en clamant que le docteur il avait dit que tu étais "maig"..., que le gentil (te excellent) docteur l'avait dit. Tu te rappelles ? Et quand on t'a acheté des croquettes à trous spécial chiens âgés, tu en réclamais plus parce que les trous ça faisait de la croquette en moins !

Et ta petite manie de réclamer à table malgré que je ne t'ai jamais habitué à ça. J'appelais ça ton "éternel optimisme" ! Et quand Maman déroulait son sopalin pour que tu arrêtes de baver à 10 cm d'elle, tu faisais le tour de la table ou tu restais sur place et attendais patiemment qu'elle renonce à son bouclier de papier.

Maxou... toujours d'accord pour nondir après l'objet lançé, jamais d'accord pour le ramener. Même dans l'eau que tu adorais, tu ramenais le bâton à 20 cm du bord mais jamais sur la terre ferme. Quel plongeur tu faisais quand tu sautait gaiement dans les lacs pour t'ébattre avec un bruit de diesel en nageant vers les bouts de bois lançés. Est-ce que cette dernière baignade t'a été fatale ? Sans doute, mais on a pris tellement de plaisir à te voir heureux dans ton élément aquatique.

Ces promenades vont nous sembler bien fades sans toi. On reverra toujours avec émotion cette haie de lauriers dans laquelle tu prenais tellement soin de cacher ta tête pour poser ta crotte en pensant qu'on ne te voyait pas. Et que dire pendant ces ballades du soir de ce portrait de séducteur que tu campais avec ton long filet de bave qui trimballait parfois une feuille ou un quelconque débris ! ça, plus ta grande langue qui pend et ton haleine de coyotte quand tu venais de dévorer une crotte de chat... Attention mesdames c'était Maxou le beau gosse !

C'est vrai que tu étais beau, Maxou. Grand, fort avec ta crinière de lion. Peu de Goldens pouvaient se vanter d'avoir un tel pédigree. "Aragorn Max des Fields de Mauny" était ton nom complet, c'était l'année des A. Mais ton vrai nom, ton petit nom qui cachait ce grand coeur, c'était bien entendu Max.

Loulou te cherche depuis que tu es parti, surtout la nuit ou lors de ses promenades. Elle était fière la puce avec son grand garde du corps, tu étais un peu "son" chien ! Et quelle patience quand elle te sautait férocement dessus pour te mordre ou jouer avec ta queue. Tu étais vraiment un bon compagnon.

Ta queue... Quel mystère ce look qui faisait que ta queue semblait nouée au centre avec un élastique. Une vraie baguette de tambour ceci dit, quand tu martelais portes et murs si une nourriture était en vue.

Aahhh... la nourriture ! Quel bonheur de voir maman cuisiner avec toutes ces bonnes odeurs et la perspective toujours possible d'un geste malheureux de l'artiste qui laisserait tomber quelque trésor sur le sol de la cuisine. Toi tu goûtais à tout ! Pas trop fan de certains légumes, tu leur donnais quand même leur chance. On t'a même vu croquer du charbon de bois et une fois un bout de parpaing !

On aurait tant aimé que tu voies la mer... Tu l'as raté d'une semaine mon petit coeur... parti juste avant les vacances d'été. On espère que tu accompagnes Loulou dans cette expérience. En tout cas on pensera à toi à chaque fois.

Bisous mon grand. Mon bébé. A un de ces jours là haut.

J'espère qu'ils ont des montagnes de croquettes.